YOGA-SUTRAS
de Patanjali
Samādhi Pāda
I.1
Atha Yogānushāsanam
atha : maintenant
yoga : le Yoga
anu : de façon ininterrompue
shāsanam : enseignement
Être prêt.e
Être disponible
Être motivé.e
Importance de la motivation
Caractère initiatique de cet enseignement qui plonge ses racines dans un passé aussi lointain que les textes sacrés les plus anciens : les Védas
Védas : .Ensemble de textes sacrés écrits en sanskrit archaïque et représentant le premier monument littéraire de l'Inde.
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La pratique du Yoga m'enseigne qu'il est possible de commencer.
Et qu’à tout moment je peux recommencer.
Je vous souhaite la bienvenue.
C'est ainsi que j'ai envie de démarrer ce texte et chacune de mes sessions de Yoga. Que je sois seule ou avec les personnes qui souhaitent pratiquer le Yoga avec moi.
Il faut du temps.
Et le temps est incertain.
Je n'ai aucune vérité à délivrer.
J'ai des nuits des matins des mois et quelques années à partager. Je crois.
Et je vais aimer la mesure.
La mesure dans ce que je partage ici.
La mesure dans mes sessions de Yoga.
Cela veut dire l’écoute.
Et l’attention.
L’attention en abondance, cela est presque oxymore tant l’attention dans son essence se présente fluide, constante et sans envahir rien.
L’attention est présence.
L’attention est subtilité.
Nous allons la cultiver.
Chaque jour à chaque inspiration à chaque expiration.
Et dans le temps de suspension du souffle où elle est reine soudain.
L’attention quand elle se déploie.
Nous nous installons.
Et écouter ce qui se passe au moment précis de la transition.
J’étais dehors, je viens d’entrer dans cette pièce, je m’assois, comment je respire, est-il possible de mettre un peu de douceur dans le creux de mes mains pour mieux entendre.
La douceur dans les mains évoque quelque chose de différent à chacune à chacun.
C’est ma façon d’inviter à entrer vraiment dans la session, nous sommes ensemble pour une heure peut-être, cela ne peut pas se traverser avec la respiration que nous avions dehors, ni avec le regard staccato de nous pressé.
Revenir au Yoga est un chemin merveilleux qui m’a attendu avec une patience à faire pleurer.
Cela veut dire aussi qu'il a fallu un détour. Gigantesque. Un qui fait perdre ses repères.
Ce qui m'a empêché de pratiquer le Yoga pendant trois ans est moins intéressant que la façon dont j'ai petit à petit perdu confiance en mon corps, en mes capacités physiques et finalement en ma capacité et de guérir et de revenir au Yoga et donc à mon métier.
Je serai assez rapide sur l'aspect médical, quitte à y revenir notamment au gré de questions qui fleuriront peut-être parmi vous qui me lisez.
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La pratique et l’étude du Yoga [je reviendrai sur la définition du Yoga et les huit membres qui le constituent] demande une régularité.
La régularité c’est une rampe dans un quotidien.
C’est la mienne.
Pendant les trois ans écoulés, ma rampe c’était l’écriture.
Et au bout de cette ligne, mon coeur ratatiné. Ou mon corps. C’est pareil.
Je veux dire rien ne remplace une discipline du corps.
Cela veut dire qu’un corps qui a connu le mouvement et qui a aimé être sollicité ne peut pas comprendre l’arrêt de cette discipline.
C’est-à-dire qu’il va savoir continuer à fonctionner dans des limites nouvelles (blessures, accidents…), il va s’adapter et c’est incroyable cette capacité d’adaptation.
Si bien que le temps passe, et on peut croire qu’il a oublié et que cela ne lui manque pas.
Je parle du corps.
Et lorsqu’un jour enfin on lui propose de commencer, de recommencer un mouvement, une posture, une respiration, on se rend compte combien non seulement il n’a pas oublié mais surtout la joie bondit dans les os, dans les articulations, dans les tissus, dans les organes.
Ça s’appelle des retrouvailles.
Ça n’a pas de prix.
Cela demande patience.
Cela demande régularité.
Nous voilà.
